
La Tate et le British Museum comptent parmi les institutions qui ont adopté la marque comme stratégie
La Tate et le British Museum comptent parmi les institutions qui ont adopté la marque comme stratégie
D’après un article publié sur le site du quotidien The Guardian, les directeurs des musées ont aujourd’hui appris à considérer la notion de « marque » dans leur stratégie. Elle est maintenant perçue comme essentielle pour se distinguer. Mais il semble par ailleurs, que pour certains curateurs, la marque tend à alimenter le conformisme et le corporatisme.
En réalité, certaines institutions muséales telles que le British Museum, le Met ou bien encore le Prado ont toujours eu une forte identité et réputation, sans que l’on parle de stratégie de marque.
Mais si l’on insiste aujourd’hui sur l’importance de « brander » son musée, c’est bien parce que de nouveaux faits ont bouleversé la place de ces institutions :
- La muséologie a mis en scène des expositions en fonction des expectatives du public et en prêtant aux œuvres une histoire.
- La télévision et internet ont retravaillé leur contenu et poussé le public à s'attendre à une expérience beaucoup plus vive et interactive.
- Les gouvernements ont insisté sur le besoin d’attirer davantage le public pour remplir les caisses en favorisant l’auto-financement et le merchandising.
Ces éléments ont eu pour effet de modifier les attentes du public, désireux de vivre une expérience inédite et interactive lors de ses visites dans les institutions culturelles.
Ce qui a conduit les organismes culturels à réfléchir plus en profondeur à leur image, à mieux gérer leur identité, que ce soit dans la manière de communiquer ou dans l’expérience qu’ils apportent au public. Comme la Tate londonienne qui a clairement signalé son envie de rendre l’art plus accessible et plus présent dans la vie de son public.
Si la marque est davantage assimilée à « identité » plus qu’à « logo », il n’empêche que, mal maîtrisée, elle peut altérer l’image de l’institution. Mais elle permet surtout de créer du sens et du partage et d’insuffler un nouveau souffle aux musées.
Alors que certains conservateurs sont encore sceptiques, le rôle fondamental de la « marque » pour les musées, n’est pas de les déprécier mais bien d’élargir leurs offres et d’atteindre plus de publics.
DIRECTEUR DE LA STRATÉGIE DU GROUPE EMERIGE
"Notre mécénat est un engagement durable"
Le groupe de promotion immobilière Emerige qui expose actuellement 11 jeunes artistes à Paris pour la 7ème édition de la bourse Révélation Emerige, a sanctuarisé son soutien en direction de la scène française et des publics jeunes. Directeur de la stratégie du groupe Emerige, président de l’association « 1 immeuble, 1 œuvre », Arthur Toscan du Plantier défend le sens d’un engagement social et esthétique au temps du coronavirus.
La 7ème édition de la bourse Révélation Emerige se tient presque comme d’habitude, avec onze artistes exposés à Paris. S’agit-il de démontrer qu’Emerige résiste, en dépit de la crise sanitaire et de son impact sur l’immobilier, tient ses engagements ?
Lire la suite >>>DIRECTEUR DE LA GALERIE TEMPLON - BRUXELLES
"La simplicité est la clé du succès de notre viewing room"
Moins de voyages, moins de foires : la nouvelle donne oblige les galeries d’art contempo-rain à repenser leur visibilité en dehors de leur territoire. Le directeur de l’antenne bruxelloise de la galerie Templon, assisté par les développeurs d’Arteïa, analyse les bonnes pratiques de l’expérience des viewing room.
La galerie Templon n’a pas attendu le confinement pour lancer sa viewing room. Sans doute une des meilleures du genre. Quel a été le déclic ?
Mathieu Templon : En ouvrant une antenne à Bruxelles, en 2013, la Galerie Templon répondait déjà au besoin d’élargir l’accès aux œuvres. Nombre de nos artistes n’étaient pas représentés en Belgique et il s’agissait ainsi de les rapprocher des collectionneurs outre Quiévrain. En juin 2019, lorsque j’ai imaginé pour Bruxelles une exposition commune de cinq ...
Lire la suite >>>Depuis la double explosion du Port de Beyrouth, la rédaction de l’Orient-Le Jour, plus vieux quotidien libanais, est en pointe pour lutter contre les fake news. Son directeur exécutif explique aussi pourquoi, refusant de commenter simplement la carence de l’État tenu par les chefs de guerre, le journal francophone œuvre pour accélérer la réforme des institutions.
Le journal joue un rôle moteur dans l’appel « Ensemble, reconstruisons Beyrouth ». Quelle est l’ambition de cette initiative ?
Michel Helou : L’explosion du 4 août nous oblige à remettre en cause nos habitudes, parce qu’il intervient dans un contexte politique lui-même explosif sur fond de crise économique. Tout en assumant notre rôle de média, nous allons au-delà, parce qu’il n’y a pas d’autre voie que d’agir à la place de ceux qui ne sont pas en ...
Lire la suite >>>CLAUDIA FERRAZZI, FONDATRICE DE VIARTE
"Pour innover face à l’incertitude, les dirigeants ont besoin aussi d’émotions artistiques"
Claudia Ferrazzi, ex-conseillère chargée de la culture et des médias au cabinet d’Emmanuel Macron a créé Viarte pour sortir les managers d’un certain conformisme. Viarte, conseil, invite à s’inspirer de l’art pour diriger autrement.
A travers le mécénat, notamment, les entreprises ont pris l’habitude d’instrumentaliser l'art à des fins de communication. La proposition de Viarte se veut très différente. En quoi consiste- t-elle ?
Claudia Ferrazzi : Le problème est que nos modèles de formation, de recrutement, de carrière des dirigeants et d’organisation des entreprises se fondent essentiellement sur des compétences centrées sur la technicité.
Les entreprises savent que l’innovation accroît leur valeur réputationnelle et économique mais la réalité les contraint souvent à adopter une vision à court terme, ...
Lire la suite >>>Par FRANÇOIS BLANC
Toutes ses contributions >>>
Par FRANÇOIS BLANC
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